Bourreaux d'animaux



Alexandre Perrier-Gallant
reconnu coupable de cruauté animale. Il
avait eu une envie « incontrôlable » de poignarder un chien qu’il avait croisé sur son chemin et volé.


Le soir du 5 octobre 2013, Perrier-Gallant a quitté son domicile pour une promenade en transportant avec lui un couteau.

Le jeune homme n'avait pas l'intention de tuer un animal ce soir-là, a-t-il raconté aux enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ), mais quand il a vu un chien attaché sur le terrain d'une propriété privée, il a décidé de passer à l'acte.

« ENVIE INCONTRÔLABLE »

Il a volé la bête et l'a transportée avec lui sur le terrain de la basilique, où il a commencé à la poignarder. En s'exécutant, Perrier-Gallant a dit aux enquêteurs qu'il aurait souhaité que son père soit à la place du chien.


 Le soir même, Perrier-Gallant a jeté la carcasse de l'animal dans une poubelle.

DU POIL EN SOUVENIR

Le lendemain, il est revenu sur les lieux du crime. La pluie avait nettoyé le sang sur le gazon, mais Perrier-Gallant a tout de même trouvé des poils du chien et les a gardés dans son portefeuille comme souvenir.


Les autorités ont appris l'existence de ce geste gratuit car le jeune homme en a parlé avec une amie sur Facebook. C'est elle qui l'a dénoncé aux policiers.

Alexandre Perrier-Gallant a comparu le 18 octobre 2013 pour avoir tué un chien à l’arme blanche en lui assénant une cinquantaine de coups. Perrier-Gallant a comparu au palais de justice de Québec pour faire face à des accusations d’avoir tué un chien et de lui avoir causé une douleur sans nécessité. Il s’est également vu être accusé de menace de causer la mort ou des lésions corporelles à une personne de son entourage.

Comme le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Justin Tremblay, s’était opposé à sa remise en liberté, Perrier-Gallant dû demeurer derrière les barreaux jusqu’à mardi, où il devrait subir son enquête sur cautionnement.


Le 27 octobre 2014, il reconnaît avoir poignardé un chien par plaisir.

De retour en cour pour recevoir sa sentence le 29 janvier 2015, il écope cinq mois de prison pour avoir tué le chien d'un voisin à coups de couteau. Sa peine  est assortie d'une probation de trois ans. Puisqu'il a passé trois mois en détention préventive, il lui reste 60 jours à purger, ce qu'il pourra faire de façon discontinue. Il devra également se soumettre à une thérapie, si son agent de probation le juge nécessaire.

En rendant sa décision,
la juge Marie-Claude Gilberta souligné que le jeune homme avait commis un crime violent, gratuit et inacceptable et rappelé qu'une vie animale demeure une vie.




Le Fil de presse 


Le 27 octobre 2014
Le Soleil
Un homme reconnaît avoir poignardé un chien par plaisir

TVA nouvelles
Un jeune homme plaide coupable - Il a tué le chien du voisin à coups de couteau

Le 29 janvier 2015
TVA nouvelles
«Crime violent, gratuit et inacceptable» - 5 mois de prison pour avoir poignardé un chien

Journal de Montréal
60 jours de prison pour avoir sauvagement tué un chien de 50 coups de couteau

Ici Radio-Canada
Cinq mois de prison pour avoir tué un chien