Bourreaux d'animaux



Les membres de la famille Fillion, Louise, Jacques et leur mère Madeleine Chauvé-Filion ont été reconnus coupables de cruauté envers les animaux.
Leur sentence: une peine de 30 jours de prison. Ils ont été également soumis à une période de probation de trois ans et n'ont plus le droit de posséder d'animal de compagnie.


Le 29 juin 2010, 43 cadavres de chiens et de chats ont été déterrés d'une cour arrière d'une résidence située au 22 de la rue Roméo Gendron du  secteur Aylmer. 

Les autorités de Gatineau ont utilisé une pelle mécanique pour déterrer les cadavres. Un chaton et un chien, assoiffés et affamés, ont été trouvés dans la maison et ont pu être sauvés.

La famille gardait régulièrement chez elle des dizaines d'animaux à l'intérieur, sans en assurer les soins de base. Des excréments d'animaux et humains jonchaient le sol de la demeure, et une odeur nauséabonde persistait toujours à l'extérieur de la résidence au moment de la saisie.

Les membres de la famille ont été accusés de cruauté envers les animaux.  Louise Filion 43 ans, Jacques Filion, 37 ans, et leur mère Madeleine Chauvé-Filion, 64 ans, ont comparu sous le même chef d'accusation de cruauté envers les animaux. C'était la 4e fois que cette famille faisait face à de telles accusations.

Selon le voisin:

« C'est une question de santé mentale. Je crois qu'ils aiment les animaux, mais qu'ils sont incapables de prendre soin d'eux et des bêtes. »


La mère et ses deux enfants avaient été libérés sous conditions en attendant leur procès. Mais ils ont été arrêtés à nouveau et incarcérés à la fin d'octobre pour avoir eu en leur possession un chat et trois chatons, alors que la cour leur avait ordonné de ne plus avoir d'animaux de compagnie. 

Le 5 novembre 2010, la mère Madeleine Chauvé-Filion et deux de ses enfants, Louise et Jacques Fillion, ont été condamnés à purger  une peine de 30 jours de prison. Les neuf jours d'incarcération qu'ils ont purgés ont été déduits de leur peine de 30 jours.

Ils ont été soumis à une période de probation de trois ans et n'ont plus le droit de posséder d'animal de compagnie.

Parallèlement à leurs démêlés avec la justice, les Filion avaient reçu l'ordre de la Ville de Gatineau de procéder à la démolition de leur maison, derrière laquelle le charnier animal avait été découvert, parce qu'elle a été jugée insalubre et inhabitable par les autorités. 

Juin 2015, la famille Fillion récidive

Le Service de police de Gatineau (SPVG) a arrêté, le 8 juin au soir, trois membres d'une même famille, qui auraient fait subir de mauvais traitements à des animaux. Ils ont comparu le lendemain devant la Cour du Québec.

Les policiers ont déposé deux chefs de cruauté envers les animaux, selon le Code criminel, contre chacun des accusés, soit Madeleine Fillion-Sauvé, 69 ans, sa fille Louise Fillion, 47 ans et son fils Jacques Paul Fillion, 42 ans.

Dans un premier temps, les policiers avaient effectué une intervention, le 5 juin dernier, dans la résidence des accusés. Ils y ont alors constaté la présence de nombreux animaux, qui se trouvaient dans un piteux état.

Le service animalier municipal a remis cinq chats à la SPCA de l'Outaouais. Après un examen, il a été déterminé que les animaux devront être euthanasiés, en raison de graves problèmes de santé et d'agressivité.

« À ce moment-là, le service de police avait des raisons de croire que la sécurité et le bien-être des autres animaux, qui étaient toujours dans la résidence, pouvaient être compromis », précise la porte-parole du SPVG, Andrée East.


Munis d'un mandat de perquisition lundi, les agents ont alors saisi 12 autres chats, ainsi que deux chiens et un furet.

Les explications de la journaliste Nathalie Tremblay de Ici Radio-Canada


 

Les trois membres de la famille ont pris la direction du Gîte Ami où ils doivent se rapporter sous peine de bris de condition.

Ils ont été évincés de leur logement de la rue Harold parce que les lieux étaient trop insalubres alors qu'on a retrouvé une vingtaine d'animaux sur place cette semaine.

Les trois accusés se sont engagés à ne pas être en possession d'animaux pendant leur libération.

Rappelons qu'ils ont été arrêtés une première fois il y a cinq ans quand un véritable charnier animal a été découvert à leur ancienne demeure.

Les membres de la famille éprouvant un amour malsain pour les chats et les chiens ont plaidé coupable à une infraction en matière de cruauté animale, le mercredi 6 avril 2016, à Gatineau.


Jugement rendu: ils ne peuvent plus posséder d'animaux de compagnie
sauf un poisson rouge

Les trois membres de la famille, dont l'un est atteint du syndrome de Noé, ne peuvent plus posséder d'animaux de compagnie, sauf un poisson rouge, a tranché la Cour du Québec, le mercredi 1er février 2017.

Le juge Valmont Beaulieu a entériné la proposition commune de la défense et de la Couronne, imposant une peine de quatre mois de détention dans la communauté à Madeleine Filion-Sauvé et à ses deux enfants, Jacques et Louise.

Une probation de trois ans s'ajoute à cette peine. Les thérapies devront se poursuivre. La famille a été accusée des mêmes crimes en 2006, en 2008, en 2010 puis en 2015.


Fil de presse

Le 30 juin 2010
Le Droit
Découverte d'un cimetière animal à Aylmer

Le 30 juin 2010
Le Droit
Gatineau veut démolir une maison insalubre

Le 30 juin 2010
TVA
Ils sont libérés


Le 5 novembre 2010
Radio-Canada

Une famille condamnée à 30 jours de prison

Le 13 juillet 2011
Le Droit

Fin d'une triste histoire et «bonne nouvelle» pour le quartier

Le 9 juin 2015
TVA nouvelles

Trois suspects arrêtés pour cruauté animale

Ici Radio-Canada

Trois Gatinois de nouveau accusés de cruauté envers les animaux

98,5 FM
Arrestations pour cruauté envers les animaux à Gatineau


Le Droit
Retour d'une famille reconnue pour leur charnier animal


Le Journal de Montréal

Cruauté animale à Gatineau: la police arrête trois suspects


Ottawa citizen
Gatineau mother, grown children at center of animal cruelty arrests again


Ottawa sun
'Suffering' animals removed from Gatineau home


Le 8 avril 2016
Le Droit

La famille Fillion de nouveau coupable de cruauté animale


Le 1er février 2017
Le Droit
Pas d'animaux, sauf un poisson rouge