L'utilisation des chambres à gaz
pour tuer les animaux non désirés

   
                                         Emission JE sur Les fourrières municipales
                         Chambre à gaz de l'Inspecteur Canin à St-Lin les Laurentides
                                                           © imprime écran

            
                                              Chambre à gaz à la SPCA de l'Outaouais
remarquez à gauche le congélateur pour recueillir les animaux
                                                    © Photo crédit Ici Radio-Canada
La chambre à gaz consiste à "tuer" la bête, et non l'euthanasier.
                         Johanne Tassé, présidente et fondatrice des caacQ



L'utilisation des chambres à gaz pour tuer les animaux non désirés ne date pas d'hier. En voici une petite rétrospective issue de nos recherches.

Le 26 juillet 1962, un texte signé par André Martel, fait l'apologie de la chambre à gaz comme le moyen le plus humain pour éliminer les animaux.




Sous la photo montrant la mise à mort de l'animal, il est écrit:

IL NE SE DOUTE DE RIEN - Ce pauvre chien, malade (irrécupérable) connaîtra une douce mort en l’espace de 20 secondes, grâce au procédé qu’emploie la SPCA pour l’élimination des animaux “incommodes” ou “condamnés”. M. Belleville prend soin de faire glisser doucement la bête dans la chambre à gaz, en abaissant le couvercle fixé à 30 pouces du sol.


Le 26 février 1965, à la page 20 du journal Le Progrès du Golf, André Gauthier signait une chronique dont le titre était : UNE CHAMBRE À GAZ À AMQUI. Le contenu de la chronique a de quoi glacer le sang, le voici:

Mais rassurez-vous, ce n’est pas pour les humains, mais pour les chats et chiens dont les propriétaires sont las ou qui doivent se départir de leur "trésor" en lui évitant la brutalité pour passer de vie à trépas. Le système conçu par le chef de police, M. Gonzague Gaudreau, a été approuvé par un inspecteur de la Société de Protection des Animaux de Montréal, qui a même formulé le vœu, entériné par une lettre officielle, que pareille chambre à gaz miniaturisée se multiplie pour les animaux à exterminer. Et le procédé est économique. Déjà, 62 chats et 44 chiens furent exécutés, à la demande de leurs maîtres, dans la chambre à gaz au monoxyde de carbone, récipient habillement rodé pour la besogne.

Lien vers l'article

Le 31 mai 1976, Florient Bernard, de La Presse, signait un article intitulé: Trois millions de chiens et chats - Mourir à la SPCA ou avec tous les honneurs!

Le colonel Réal Comtois, directeur général de la SPCA (Société protectrice des animaux, y parlait du sort des animaux abandonnés.

Ramassés quotidiennement sur la voie publique, ils seront transformés en engrais par une compagnie de récupération de Longueuii. La plupart mourront dans la chambre à gaz de la SPCA, rue Jean-Talon ouest, à Montréal. Les ambulances de la SPCA apportent, chaque jour, une cargaison de plusieurs centaines d’animaux. L’an dernier an a ainsi recueilli 96 515 animaux, dont 35 432 chiens et 57 023 chats. Mais il y a eu aussi 171 perruches, une chauvesouris, 30 mouffettes, 37 tortues, 4 singes, 2 hibous, 251 pigeons, 2 faisans, 7 serpents, un faucon, 4 rats musqués et bien d'autres.

Sur ce nombre de 95 516 animaux, 65 523 sont passés par la chambre à gaz de la rue Jean-Talon. La mort ne prend que 10 à 15 secondes. L'animal vacille durant 2 ou 3 secondes, tombe au sol, se couche... et c’est fini. "Il ne souffre aucunement" d'affirmer !c colonel Comtois. Un peu plus de 10 000 animaux (surtout des chiens et des chats) ont été adoptes. Quant aux animaux exotiques — renards, ratons, mouffettes, etc — ils ont été remis aux services zoologiques de Montréal.



Le 15 janvier 1979, dans un article publié dans le journal La Presse, on y présentait un rapport cumulatif des animaux manipulés (en 1978) à la SPCA de Montréal. Sur 89117 animaux ayant franchi les porte de la SPCA, 23997 chiens, 49671 chats et 2059 autres animaux ont été détruits (chambre à gaz) soit un grand total de 75727 animaux (donc 85 % des animaux).




Ce n'est qu' en 1995 que les nouveaux dirigents de la SPCA annonçaient au chapitre des priorités. le démantèlement de deux chambres à gaz défectueuses, l'abandon de pratiques de saignée à blanc de chiens errants pour fournir du sang aux vétérinaires, la création d'un réseau de familles d'acceuil pour les animaux confiés à la SPCA. la réduction des pratiques d'euthanasie, dont le pourcentage serait passé de 75 à 12 p. cent.


Aujourd'hui au Québec, plus de 20 ans plus tard, les chambres à gaz sont toujours utilisées dans plus de la moitié des SPA-SPCA et dans plusieurs fourrières pour se débarrasser des animaux non désirés.

Chambre à gaz ou cabinet d'euthanasie?

Devons-nous employer le terme chambre à gaz ou cabinet d'euthanasie pour parler des animaux tués par inhalation de gaz?

Selon le président de l'Ordre des médecins vétérinaires, le Dr Joel Bergeron, il existe une distinction à faire entre les deux termes. Voici la présentation qu'il en a fait lors des audiences de l'étude de la pétition sur le traitement des animaux.

Le mercredi 17 novembre 2010 - Vol. 41 N° 63
Étude de la pétition concernant le traitement des animaux
Commentaire du président de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec
   
                                         Lien de la transcription de la discussion 
Vidéo de l'intervention du Dr Bergeron qui fait la distinction entre chambre à gaz et cabinet d'euthanasie lors de l' Étude de la pétition


 
L
a directrice de la SPCA de l'Outaouais, France Dubois, a tenu les mêmes propos au journaliste La Revue, lors d'une manifestation contre l'utilisation de la chambre à gaz dans cette SPCA.

«Quand ils parlent chambres à gaz, ils font référence aux méthodes employées par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. À la SPCA Outaouais, on est conforme aux normes de l'American Medical Veternary Association. Ce n'est pas comme ils l'imaginent.» 

Elle affirme également au journaliste de Radio-Canada que « Selon la législation québécoise, c'est une méthode tout à fait acceptable. »

Les propos de la directrice de la SPCA de l'Outaouais en entrevue à l'émission de Dutrizac


                                        Alors, qu'en est-il pour nous?
                               Cabinet d'euthanasie vs Chambre à gaz?
   C'est du pareil au même ou changer 4 trente sous pour une piastre sauf que le                          terme cabinet d'euthanasie est plus
politically correct.

Que dit la législation au Québec au sujet des chambres à gaz?


En novembre 2010, après l’étude des auditions sur le traitement des animaux issue du dépôt d’une pétition demandant que les chambres à gaz soient rendues illégales partout au Québec, la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles recommandait :

QUE le MAPAQ prenne les mesures nécessaires et s’assure que le règlement en préparation permettra de contrôler et de limiter la reproduction des animaux de compagnie et qu’il interdise les chambres à gaz.

En juin 2011, lors de la publication du projet de Règlement sur la sécurité et le bien-être des chats et des chiens, certains articles encadraient l'utilisation des chambres à gaz comme méthode d'euthanasie.

Sans totalement interdire les chambres à gaz, les articles du projet de règlement balisaient son emploi et la méthode artisanale, qui consiste à brancher le tuyau d’échappement d’une voiture à une boîte hermétiquement fermée, devenait interdite parce qu’elle désignait le type de monoxyde de carbone permis (la littérature sur le sujet précise que le monoxyde de carbone provenant d’un moteur à essence produit du gaz non filtré et non refroidi cause des brûlures à la peau et aux muqueuses respiratoires).

50. Lors d’une euthanasie par l’inhalation d’un gaz dans un cabinet d’euthanasie, les conditions suivantes doivent être respectées :

1° les animaux placés en même temps dans le cabinet d’euthanasie doivent être de même espèce;

2° les animaux placés en même temps dans un cabinet d’euthanasie pouvant contenir plus d’un animal, doivent être séparés les uns des autres;

3° un contact visuel constant doit être maintenu avec les animaux afin de s’assurer que l’euthanasie respecte les conditions énoncées à l’article 47.

Un cabinet d’euthanasie est un appareil hermétique, de dimension restreinte, pouvant accueillir un nombre limité d’animaux dans le but de les euthanasier par l’inhalation d’un gaz létal.

51. Si le monoxyde de carbone (CO) est utilisé dans un cabinet d’euthanasie, ce gaz doit être filtré, refroidi et employé selon une concentration constante de 6 % après deux minutes de fonctionnement du cabinet. Les animaux doivent également demeurer dans le cabinet d’euthanasie au moins 20 minutes alors qu’il est en fonction.

52. Un cabinet d’euthanasie doit être nettoyé avant de recevoir un nouvel animal.

53. Aucun animal ne doit être gardé dans le même local que celui où se trouve le cabinet d'euthanasie en marche.

Or, en décembre 2011, le règlement était édicté et ces articles ont été retirés de la version finale du règlement. L’explication de ce retrait fournie par le MAPAQ était que le ministère n’avait pas actuellement le pouvoir de réglementer en matière de méthodes acceptables d’euthanasie. Encore aujourd’hui, ces chambres de la mort, tous azimuts, sont utilisées dans les fourrières, les SPCA-SPA pour tuer le surplus de production ou l’excédent de chats et chiens.

En octobre 2013, lors de l’annonce de la mise en vigueur d'un nouveau Règlement sur la sécurité et le bien-être des chats et des chiens en ce qui a trait au Régime de permis pour les propriétaires et gardiens de chats et chiens, le ministre du MAPAQ de l’époque, François Gendron, affirmait avoir reçu tout récemment les recommandations du Groupe de travail concernant l'encadrement des méthodes d'euthanasie chez les chats et les chiens pour contrer leur surpopulation au Québec. Il a alors fait part de son intention de réglementer pour interdire l'euthanasie de ces animaux au moyen de monoxyde de carbone et de limiter le nombre maximal de chiens ou de chats qui peuvent être gardés dans un lieu d'élevage.

« Il est grand temps qu'un gouvernement prenne au sérieux le bien-être animal. Avec l'interdiction de ce qu'on appelle « les chambres à gaz » et ajouter une limitation du nombre maximal de chiens et de chats qui peuvent être gardés dans un lieu d'élevage, j'ai bon espoir de mieux protéger les animaux au Québec », a assuré le ministre Gendron.

Questionné sur le sujet, le ministre Gendron affirmait que la mise en vigueur de l'interdiction des chambres à gaz comme méthode d'euthanasie ne se ferait pas avant 5 ou 10 ans.

Présentement (en 2017) même la dernière mouture du Règlement sur la sécurité et le bien-être des chats et des chiens n'interdit pas formellement aucune pratique.

L'article 43 qui traitait de l'euthanasie de l'animal danns le précédent règlement a même été abrogé. 

Art. 43: Lorsqu'un animal est euthanasié, son propriétaire ou son gardien doit s'assurer que les circonstances entourant l'euthanasie ainsi que la méthode employée ne sont pas cruelles et qu'elles minimisent la douleur et l'anxiété chez l'animal. La méthode d'euthanasie doit produire une perte de conscience rapide et irréversible, suivie d'une mort prompte. Le propriétaire ou le gardien doit également s'assurer que l'absence de signes vitaux est constatée immédiatement après l'euthanasie de l'animal.

On y partle d'euthanaisie que dans la Loi visant  l'amélioration du statut juridique de l'animal à l'article 12:

Art. 12. Lorsqu’un animal est abattu ou euthanasié, son propriétaire, la personne en ayant la garde ou la personne qui effectue l’abattage ou l’euthanasie de l’animal doit s’assurer que les circonstances entourant l’acte ainsi que la méthode employée ne soient pas cruelles et qu’elles minimisent la douleur et l’anxiété chez l’animal. La méthode employée doit produire une perte de sensibilité rapide, suivie d’une mort prompte. La méthode ne doit pas permettre le retour à la sensibilité de l’animal avant sa mort. La personne qui effectue l’abattage ou l’euthanasie de l’animal doit également constater l’absence de signes vitaux immédiatement après l’avoir effectué.


Une évolution?
NON!



Qui utilise les chambres à gaz au Québec
pour tuer les animaux de compagnie?

Selon le MAPAQ, la moitié des SPA et SPCA sur le territoire utilisent la chambre à gaz pour tuer les animaux pour des considérations d'éloignement, de disponibilité de vétérinaire ou de choix de méthode d'euthanasie.

Le dernier recensement fait par ANIMA-Québec sur le nombre de fourrières au Québec a été effectué en 2005 et on y dénombrait 77 fourrières à but lucratif. Sur 29 fourrières contactées par le MAPAQ par sondage téléphonique, soit des fourrières municipales, 7 fourrières utilisent un la chambre à gaz, ce qui équivaut à une proportion d'une fourrière sur quatre qui utiliserait la chambre à gaz. Cependant, ces résultats ne sont que fragmentaires.

Présentation vidéo de Mme Madeleine Fortin, sous-ministre adjointe à la
Direction générale de la santé animale et de l'inspection des aliments au MAPAQ sur le nombre de chambres à gaz réperoriées lors de l' Étude de la pétition concernant le traitement des animaux en 2010.


 

Un exemple parmi tant d'autres:
La Ville de La Sarre


La Ville de La Sarre a mandaté un contrôleur animalier pour tuer les animaux non désirés sur son territoire avec cette chambre à gaz. Depuis plusieurs années, ce sont entre 400 et 500 animaux qui chaque année y sont tués (chats et chiens confondus). Le contrôleur animalier peut ainsi disposer des animaux non-réclamés après un délai de quarante-huit (48) heures.

Entretien avec le contrôleur animalier qui affirme candidement tuer entre 400 et 500 animaux (chats et chiens confondus) par an dans une chambre à gaz improvisée pour un salaire de 3000 $ par mois.



 

Pourquoi les chambres à gaz
et
pourquoi les bannir?

Faute d'adoptants, plusieurs fourrières et SPA-SPCA utilisent les chambres à gaz pour tuer les animaux abandonnés, non désirés qu'elles recueillent. Cette méthode archaïque est inacceptable et, contrairement à ce qu'affirment leurs défenseurs, les animaux n'ont pas droit à une mort douce et sans douleur. Ils souffrent et vivent de l'anxiété extrême.

La chambre à gaz pour tuer les animaux  est indéniablement une méthode cruelle. Les chiens et chats qui sont gazés dans la chambre à gaz souffrent des minutes avant de mourir.  Le temps passé à souffrir varie:

  • Pour certains, il peut prendre 10 ou 15 minutes;
  • Pour d'autres, le temps de la souffrance peut durer longtemps - de 30 minutes à 1 heure;
  • Certains animaux ne meurent pas au cours du premier gazage et doivent supporter un second tour de gazage.
  • Des cas d'animaux toujours vivants après avoir été gazés sont nombreux:

    En Alabama, le 3 octobre 2011, Daniel le beagle fait les manchettes dans le monde.  Daniel a été «mis» dans une chambre à gaz avec 17 autres chiens, tous les autres chiens sont morts , sauf Daniel. Le cas de Daniel est assez unique - parce qu'il n'a pas été ballotté dans la chambre pour un deuxième tour de gazage. Il a été sauvé. Vous pouvez en savoir plus sur Daniel sur Daniel the Dog’s Blog Site.

    Andrea, un chat de West Valley dans l'Utah qui a survécu à deux tentatives d'euthanasie dans la chambre à gaz.

    Amazing Grace a survécu à la chambre à gaz dans le comté de Liberty en 2006. Elle a été la source d'inspiration pour la Grace's Law qui a proscrit la chambre à gaz pour tuer les animaux refuge en Géorgie, à compter du 31 Décembre 2010.
  • Vous pouvez lire des témoignages troublants ici.
Selon American Humane, de nombreux États américains (22) ont adopté des lois interdisant le dioxyde de carbone et du monoxyde pour l'euthanasie des animaux de refuges-fourrières, le dernier en lice, le Texas où, le 22 mai 2013, le gouverneur Rick Perry a promulgué une loi visant à interdire la pratique cruelle de «l'euthanasie» des animaux dans une chambre à gaz. Tous les sénateurs de cet État ont voté à l'unanimité cette loi.  Actuellement, neuf États ont des lois qui interdisent expressément toutes les formes de gazage pour tous les types d'animaux dans les refuges: Arizona, Delaware, Illinois, New Jersey, New York, Oregon, Rhode Island,  Washington et le Wyoming.  Le Connecticut, la Floride, la Géorgie, le Maine, le Maryland, Nouveau-Mexique, au Tennessee, et  Virginie ont interdit le dioxyde de carbone et du monoxyde pour les chats et les chiens de refuges. En mai 2013, le sénateur Jim Moran a déposé une résolution au Crogrès visant à interdire dans TOUS les états américains l'utilisation des chambres à gaz pour tuer les animaux de refuges.

Le manque de financement est-il une raison valable pour choisir la chambre à gaz pour tuer les animaux non désirés? Une étude de l'American Humane Association, publiée en 2009, a démontré que l’injection est moins dispendieuse pour les contribuables que la mise à mort par chambre à gaz. En effet, l’étude démontre que le coût de l’usage du monoxyde de carbone est de 4,98$ par animal. Le coût de l’usage du monoxyde de carbone (sans tranquillisant) est de 4,66$ par animal. Cependant, le coût de l’usage de l’injection était seulement de 2,29S par animal. De plus, le Comté de Sampson en Caroline du Nord qui, malgré sa condition financière précaire, a fait le choix de démanteler leur chambre à gaz 15 mai 2013. L'augmentation des adoptions a bondi de 30 %.



Alors, pourquoi les fourrières et les SPA-SPCA continuent d'utiliser la chambre à gaz pour tuer les animaux de compagnie?

  • Parce que nous sommes les champions de l'abandon. Les Québécois et les Québécoises gardent en moyenne leur animal de compagnie 18 mois tandis que leur espérance de vie est de 15-20 ans. On se débarrasse et on balaie notre responsabilité dans la cour du voisin: la fourrière, la SPA-SPCA, le refuge sachant qu'on offre à pitou ou minou la mort à rabais. Mais on ne veut pas voir, ni savoir. On s'en lave les mains.
  • Parce que tuer des animaux est la méthode utilisée pour faire du contrôle animalier au Québec et règler le problème de surpopulation animale.
  • Parce qu'il n'y a pas assez de gens qui s'insurgent et exigent de faire cesser l'utilisation des chambres à gaz que ce soit dans leur ville ou partout au Québec.
  • Parce qu'au Québec, le médecin vétérinaire est le seul intervenant autorisé pour la  méthode d’euthanasie par injection intraveineuse chez les animaux.
Dans leur commentaires sur le projet de règlement pour la Loi sur la protection sanitaire des animaux, section IV.1.1,  la SPCA de Montréal, le caacQ et la Human Society Canada présentaient la mise en place de règlements édictés dans 32 États américains afin d'éliminer les chambres à gaz: 

Aux États-Unis, dans le but d'éliminer l'utilisation des chambres à gaz, 32 États ont adopté des règlements qui prévoient la délivrance d'un permis autorisant les refuges d'animaux ou les fourrières à acheter, posséder et utiliser des substances contrôlées pour tranquilliser, anesthésier les animaux avant l'euthanasie et euthanasier des animaux blessés, malades ou abandonnés. Aux États-Unis, cette approche est communément appelée «délivrance directe du pentobarbital sodique». Par conséquent, dans ces États, un refuge peut embaucher un technicien accrédité pour pratiquer l'euthanasie ou procurer une formation à un membre de son personnel afin que l'euthanasie soit pratiquée de la manière la plus humaine, la plus respectueuse et la moins douloureuse qui soit, même lorsqu'aucun vétérinaire n'est disponible pour superviser l'exécutant.

Le grand public a exprimé de vives inquiétudes quant à l'utilisation des chambres à gaz comme méthode choisie pour tuer les animaux dans cette province.  L'instauration d'un règlement sur la délivrance directe conjuguée à une loi visant à interdire l'emploi des chambres à gaz contribuerait à assurer que l'euthanasie des animaux est pratiquée d'une manière plus humaine, moins douloureuse et causant moins d'anxiété pour les animaux de compagnie socialisés.(1)

Il est plus que temps que les Québécois et les Québécoises disent haut et fort que la chambre à gaz pour tuer les animaux est une méthode barbare et cruelle.

Une société civilisée ne se débarasse pas des animaux
avec des mise à mort de masse
.


Mais revenons à la source du problème, si tant d'animaux sont sacrifiés dans les chambres à gaz chaque année, c'est parce que des Québécois et des Québécoises les ont abandonnés.  Si nous ne faisons pas partie de la solution par notre responsabilisation envers les animaux que l'on accueille dans notre famille, par nos revendications et par nos actions citoyennes, nous faisons partie du problème.