Chats et chiens: chair à expérimentation
dans les labos

De toutes les cruautés et négligences que j'ai vues ou sur lesquelles j'ai dû enquêter, jamais rien ne m'est paru aussi monstrueux que les tortures infligées aux animaux de laboratoires.                                                                        

                           Marcel Duquette, ancien inspecteur à la SPCA de Montéal

Dans les locaux des compagnies de recherche médicale et pharmaceutique, mais aussi dans des ministères gouvernementaux, des hôpitaux, des universités et, même, dans certains collèges; les animaux de laboratoire sont très répandus.

Derrière les portes closes des laboratoires, parmi tous ces animaux, des milliers de chiens et de chats, les mêmes que nous chérissons et qui partagent nos vie dans  nos foyers, sont soumis à des procédures éprouvantes et souvent meurtrières.

Les photos d’un chat roux, décapité lors d’une dernière phase d’expérience conduite dans le laboratoire de l’université Wisconsin-Madison aux États-Unis

Utilisation des chats et chiens 
dans les alboratoires affiliés au CCPA

Année financière 2015

Selon les plus récentes données offertes pa le Conseil canadien de protection des animaux (CCPA), il y avait donc 3 570 352 animaux dans les laboratoires affiliés à leur programme en 2015

Parmi ces animaux, le nombre de chiens et de chats par les établissements participant au programme du CCPA

  • 9 573 chiens ont été utilisés dans les laboratoires au Canada
    4 111 provenaient de fourrières ou de sources diverses et  3 090 provenanient d'élevage et 2 372 de sources non-spécifiées
  • 5 035 chats ont été utilisés dans les laboratoires  au Canada
    4 126 provenaient de fourrières ou de sources diverses et 753 provenaient d'élevage et 156 de sources non-spécifiées
NOTE: Pour les données du CCPA, les chiens et les chats de provenance inconnue comprennent les animaux qui ont été obtenus de fourrières et les refuges pour animaux, les animaux qui ont été prêtés ou donnés à des institutions afin d’être utilisés pour former des techniciens vétérinaires et des étudiants en médecine vétérinaire, de même que les chiens qui ont été obtenus en tant qu’animal de surplus dans d’autres activités, comme celles faisant appel à des chiens de course et à des chiens de traîneau.

Année financière  2014

Selon  le Conseil canadien de protection des animaux (CCPA), il y avait donc 3 750 125 animaux dans les laboratoires affiliés à leur programme en 2014.

Parmi ces animaux, le nombre de chiens et de chats par les établissements participant aux programmes du CCPA:

  • 12 893 chiens ont été utilisés dans les laboratoires du Canada 
    7 343 provenaient  de fourrières ou de sources diverses et 4 744  provenaient d'élevage et 806 de sources non-spécifiées
  • 12 893 chats ont été utilisés dans les laboratoires du Canada.
    5837 provenaient de fourrières ou de sources diverses, 706 provenaient d'élevage et 646 de sources non spécifiées.

Année financière 2013

Il y avait donc 3 023 184 animaux dans les laboratoires affiliés à leur programme en 2013.

Parmi ces animaux, le nombre de chiens et de chats par les établissements participant aux programmes du CCPA:

  • 14 685 chiens ont été utilisés dans les laboratoires du Canada 
    10 096 provenaient  de fourrières ou de sources diverses et 4 520  provenaient d'élevage et 69 de sources non-spécifiées
  • 6 833 chats ont été utilisés dans les laboratoires du Canada.
    5892 provenaient de fourrières ou de sources diverses, 893 provenaient d'élevage et  48 de sources non spécifiées.

Année financière 2012

Il y avait donc 2 889 009 animaux dans les laboratoires affiliés à leur programme en 2012.

Parmi ces animaux, le nombre de chiens et de chats par les établissements participant aux programmes du CCPA:

  • 13 549 chiens ont été utilisés dans les laboratoires du Canada 
    5 990 provenaient  de sources diverses et 2 192  provenaient d'élevage et 1 994 de sources non-spécifiées
  • 6 406 chats ont été utilisés dans les laboratoires du Canada.
    5 244provenaient de sources diverses, 468 provenaient d'élevage et  366 de sources non spécifiées.

Année financière 2011

Il y avait 3 333 689 animaux dans les laboratoires affiliés à leur programme en 2011

Parmi ces animaux, le nombre de chiens et de chats par les établissements participant aux programmes du CCPA:

  • 10 199 chiens ont été utilisés dans les laboratoires du Canada 
    6 484 provenaient  de sources diverses et 3 715  provenaient de fourrières. 
  • 6 220 chats ont été utilisés dans les laboratoires du Canada.
    3 704 provenaient de sources diverses et 2 516 provenaient de fourrières.
Note: il s'agit de données partielles, car ce ne sont pas tous les laboratoires qui sont affiliés au programme du CCPA. L'adhésion à leur  programme d’inspection demeure volontaire. Une institution peu désireuse de recevoir la visite des inspecteurs du CCPA peut très bien décider de ne jamais avoir affaire à eux. Alors, beaucoup plus de chiens et de chats sont utilisés au Canada comme cobayes.

Ces chats et ces chiens ont subi toutes les catégories de techniques invasives: 

  • Niveau CTI B  Expérimentation causant peu ou pas d’inconfort ou de stress. : 4 440 chiens et 3 180 chats
  • Niveau CTI C  Expérimentation causant un stress mineur ou une douleur de courte durée: 4 361 chiens et 1 635 chats
  • Niveau CTI D : Expérimentation causant une détresse ou un inconfort modéré à intense 1 270 chiens et 1 402 chats
  • Niveau CTI E: Procédure causant de la douleur intense égale ou supérieure au seuil de tolérance de la douleur chez les animaux éveillés: 28 chiens et 3 chats
Les buts d'utilisation de ces chats et ces chiens dans les laboratoires:

  • BU 1: Études en sciences fondamentales en science portant sur les structures et fonctions essentielles (p. ex., la biologie, la psychologie, la biochimie, la pharmacologie, la physiologie, etc.).: 1 120 chiens et 322 chats 
  • BU 2: Études reliées à des fins médicales, y compris la médecine vétérinaire, qui mettent l’accent sur des maladies ou des désordres
    chez les humains ou chez les animaux.: 
    1 168 chiens et 1479 chats 
  • BU 3: Études reliées à la réglementation de produits pour la protection des humains, des animaux ou de l’environnement.: 2 499 chiens et 155 chats 
  • BU 4: Études reliées au développement de produits ou de dispositifs pour la médecine humaine ou vétérinaire.: 698 chiens et 514 chats 
  • BU 5: Enseignement, éducation et formation d’individus au niveau postsecondaire et en milieu de travail.: 4 714 chiens et 3 750 chats 
Lien vers les chiffres détaillés de 2011 sur document EXCEL

Utlisation des chats et chiens au Québec

Jusqu'en 2009, il était possible d'obtenir les chiffres par province. Les chiffres disponibles pour les années  2000 à 2009 par les établissements participant aux programmes du CCPA démontrent la forte proportion de chats et de chiens provenant des fourrières.

Dans les labos canadiens, en moyenne 80 % des chats 50 % des chiens proviennent des fourrières!

À noter que, durant ces années, une moyenne de 35 % des chats et 55 % des chiens ont été  utilisés pour expérimentation dans les laboratoires québécois.



Tableau et graphique en format PDF

Fait à noter au sujet du CCPA : le CCPA est presqu’entièrement subventionné par le Conseil de recherches médicales du Canada et par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie… qui sont aussi les deux principaux subventionnaires de la recherche scientifique au Canada. Conflit d'intérêt?


Au Québec

Au Québec, RIEN n'encadre les animaux destinés à la recherche. Selon la juriste Martine Lachance, au Québec, la Loi sur la protection sanitaire des animaux ne s’applique pas aux animaux de laboratoire, et ce, même s’ils sont des chats et des chiens (3). Même la nouvelle Loi visant l’amélioration de la situation juridique de l’animal exclut les animaux de laboratoire qui ne semblent pas, pour le législateur, être doués de sensibilité et d'avoir des impératifs biologiques.

Dans un rapport sur les expériences sur les chiens et les chats en France, les Dr.Chris et Gill Langely affirment:

Cette pratique de deux poids et deux mesures est choquante. S’il nous arrivait, à nous, de maltraiter nos animaux domestiques de cette manière, nous nous retrouverions proprement poursuivis en justice, et à juste titre. Cependant, les chercheurs se voient octroyer, au nom de la science, le droit de provoquer dans les laboratoires d’immenses douleurs et d’immenses souffrances que partout ailleurs on désignerait sous le terme de cruauté. Une fois l’expérience terminée, lorsque les chercheurs consignent leurs résultats pour les publier dans des revues scientifiques, les chats et les chiens sont tués. Dans les rapports aseptisés que publient les scientifiques sur leurs expérimentations, il n’est pas fait mention des souffrances subies par les animaux (5).

Données disponibles sur le nombre de chiens et de chats par les établissements québécois participant aux programmes du CCPA:


Lien vers le tableau version PDF

Liens vers les données du CCPA:
2009 (page 15)
2008 (page 16)
2007 (page 16)
2006 (page 15)
2005
2004
2003
2002
2001
2000

1999
1998


Dans le rapport annuel du CCPA de 2007, on apprend que  l'enseignement de la médecine vétérinaire et de santé animale fait souvent appel aux chiens et chats provenant de fourrières obtenus avec l'accord de Sociétés protectrices des animaux et des fourrières locales.


D'où proviennent ces chiens et ces chats
destinés aux labos?

Le kidnapping d’animaux n'est pas une légende urbaine et existe depuis belle lurette. Outre la vente aux laboratoires, il sert aussi d’approvisionnement à certains élevages clandestins.

Selon le Dr James B. Wyngaardeen de l’American National Institute of Health, plus de 200 000 animaux domestiques sont ramassés dans les rues des États-Unis afin d’alimenter le lucratif marché de la vivisection. On retrouve le même phénomène au Canada.

Les fourrières fournisseurs des labos
un peu d'histoire


Le 18 février 1981, dans un article intitulé Ayez l'oeil sur vos animaux, Marc Ledoux du journal L'Oeil régional, mettait en garde les propriètaires d'animaux de Beloeil. Dans l'article, on pouvait y lire:

 SI un animal est trouvé  errant par les employés de l'Escouade Canine Provinciale, Il sera amené é la fourrière où II sera gardé trois jours en attendant que son propriétaire viennent le ré­clamer. SI ce ne devait pas être le cas (la majorité ne sont pas réclamés),l’animal sera tué ou, s’il est en bonne santé, vendu à la firme Laka Inc. de Saint-Basile qui le revendra à divers laboratoires qui pratiqueront sur lui des expériences médicales qui peuvent être très cruelles aux yeux des profanes ou des gens sensibles.

Le 25 novembre 1984, le journal La Presse publiait un article intitulé: Le chien demeure l'animal de laboratoire plus populaire dans les hôpitaux de Montréal. Dans l'article, le journaliste Pierre Gingras écrivait:

Dans les hôpitaux de Montréal où les greffes d'organes sont fréquentes, c'est
le chien qui est l'animal de laboratoire le plus couramment utilisé pour les transplantations expérimentales et les recherches sur le phénomène de
rejet.

À chaque année, plusieurs centaines de chiens sont utilisés dans les laboratoires de la région de Montréal et dans les hôpitaux universitaires.

D'où proviennent ces animaux de laboratoire ?

Dans le cas de chiens, les fournisseurs font affaires avec différentes escouades canines qui travaillent dans la région métropolitaine.

En 1985, à la suite d'allégations voulant que 2 000 chiens errants aient été volés dans les rues du Montréal métropolitain et vendus aux États-Unis pour être utilisés en recherche (1) , la Canadian SPCA située à Montréal a fait une enquête. Elle a découvert que 3 000 à 5 000 chiens et 2 000 à 3 000 chats étaient expédiés annuellement à l'extérieur du Québec, principalement parce que des établissements de recherche du Nord-Est des États-Unis avaient passé des lois contre la vente d'animaux provenant de fourrières pour la recherche. (2) Une manifestation dénonçant la vente d'animaux aux laboratoires des États-Unis s'est tenue le 12 mai 1986 (7).


Article et source de la photo: Guylaine Lévesque de L'Oeil Régional

Le 27 avril 1987, lors de la journée mondiale des animaux de laboratoire se tenait sur la rue Sherbrooke en face de l'Université McCill à Montréal, une grande manifestation organisée par la Société québécoise pour la defensedes animaux.


Lien vers l'article


En 1989
, dans son livre, Hurlements : un homme qui aime chez les bêtes qui souffrent, Marcel Duquette (ancien inspecteur à la SPCA) présente une face cachée de l'utilisation des animaux de compagnie pour des fins de recherche.
    Les chiffres de 1989 démontrent également que la demande des chercheurs pour les animaux de fourrière est très forte. Un laboratoire paiera entre 40 $ et 55 $ pour un chien de fourrière, alors qu'un chien élevé spécifiquement à cette fin coûtera de 250 $ à 400 $. Or, la surpopulation d'animaux de compagnie fait en sorte que les chercheurs trouvent dans les fourrières un immence réservoir de cobayes à petit prix.

À cette époque, un des principaux fournisseurs des laboratoires était le Chenil Laval qui détenait un contrat de fourrière avec la Ville de Laval. Cette fourrière fonctionnait également sous trois autre noms: Service Humanitaire Canin, Service Canin Intermunicipal et 199409 Canada Inc. En août 1986, des manifestants ont demandé que la ville de Laval de ne pas renouveller leur contrat avec cette fourrière qui vendait aux laboratoires (8). Le Chenil Laval a, plus tard, perdu son contrat au profit de la SPCA.

L'autre principal fournisseur des labos était le Contrôle sanitaire des Animaux (CSDA) de Longueuil appartenant à Serge Ménard, poursuivi en 1977 pour cruauté animale par la SPCA pour ses méthodes d'euthanasie par ingestion forcée de monoxide de carbone à l'aide d'un moteur à quatre temps de six cylindres de marque General Motors (5).

Autour de ces deux grands fournisseurs gravitaient plusieurs petits dont les plus importants étaient: Marcel Malo 
de la fourrière Malo de Saint-Angèle-de-Monnoir, Claude Sleight de Mascouche, le Chenil Laka tenu par René Martel de Saint-Basil-Le-Grand, Robert Kermel, propriétaire de l'escouade Canine Provinciale à Sainte-Julie, poursuivi également pour cruauté par la SPCA.

La fourrière Malo de Saint-Angèle-de-Monnoir dont l'activité avait été dénoncée le 8 décembre 1989 dans une manifestation par une coalition contre la vente d'animaux dans les laboratoires. Cette fourrière exerçait le commerce honteux d'animaux achetés dans d'autres fourrières du Québec ou volés chez des particuliers. Ces animaux étaient ensuite vendus à des laboratoires expérimentaux des États-Unis dans des conditions sanitaires cruelles et indignes. Entre 100 et 150 animaux y transitaient chaque semaine pour y être exportés aux États-Unis où une loi interdit aux laboratoires expérimentaux d’acheter des animaux dans les fourrières et refuges alors qu’au Québec aucune législation n’interdit encore ce type de commerce. Deux fois par semaine, un gros camion lettré Bio Medical Associated venait y faire la cueillette et les animaux étaient dirigés vers plusieurs points de vente sur la côte Est américaine.  Le propriétaire, Marcel Malo, fournissait également l'Université de Montréal ainsi que d'autres universités et centres de récherche et hopitaux.

Un autre cas a également fait les manchettes à l'époque: Jean-Guy Beauchamps, pompier de Laval, qui, comme deuxième emploi, tenait une fourrière municipale à Saint-Eustache. Les animaux étaient gardés dans des conditions lamentables. Lors d'une saisie en 1985, 61 chiens et 1 chat ont tous dû être euthanasiés pour raisons humanitaires. Ces animaux étaient destinés aux laboratoires (6). M. Beauchamps vendait ses animaux dans les hôpitaux en coupant les prix pour se tailler une place dans ce marché lucratif. Cependant,l'hôpital St-Luc lui retira sa clientèle parce que les chiens étaient dans un état lamentable.

En 1998, la SPCA de Montréal a filmé en cachette des chiens supposément en route vers la fourrière municipale de Terrebonne. Surprise! Les bêtes entraient à la queue leu leu dans un laboratoire, le collier et la médaille de leur maître toujours accrochés au cou…

Au Québec, les services de fourrière ont très peu de normes à respecter en ce qui a attrait à la méthode d’euthanasie, à la vente aux laboratoires ou aux instituts de recherche, à la vente de chiens fertile a des usines a chiots par un intermédiaire ou directement, etc. Les Québécois étant des champions de l'abandon, les fourrières débordent. C'est là que la recherche s'approvisionne, de même que dans les sulplus d'usine de reproduction qu'on identifie souvent comme provenant de sources diverses.

À quoi servent les chiens et les chats
dans la recherche médicale québécoise?

Voici des exemples de maladies (zoonoses) étudiées à l'Université de Sherbrooke impliquant chien et/ou chats:

Chats: Fièvre Q, maladie des griffes de chats, rage, dermatomycose (Teigne tondante), salmonellose, yersiniose et toxoplasmose.

Chiens:
Maladie des griffes de chats, rage, brucellose, dermatomycose (Teigne tondante), salmonellose, yersiniose, LCM virus de la chorioméningite lymphocytaire, leptospirose et brucellose.

Lien vers la documentation

AUTRE EXEMPLE: Des chats immobilisés par des appareils de contention, avec des fils d'argent conducteurs de chocs électriques insérés dans la pulpe des dents, afin de calculer la vitesse à laquelle voyage la douleur, des dents jusqu'au cerveau ( Université de Toronto ). À cause de leur grande sensibilité et de leur extrême résistance, les chats sont des cobayes très recherchés.


Des milliers de chats et de chiens
sont euthanasiés dans les fourrières.
Alors, pourquoi ne pas les utiliser pour des expériences
qui permettraient de sauver des vies ?

Selon le Conseil canadien de protection des animaux:

L'utilisation d'un animal de fourrière ou de refuge qui doit être euthanasié sauve la vie d'un autre animal; c'est pourquoi l'utilisation de ces animaux est approuvée dans les projets de recherche pour lesquels ils sont des sujets convenables. 

INDÉCENT! Après leur avoir donné un foyer, ces chats et ces chiens ayant connu la compagnie et les soins des humains ne peuvent terminer leurs jours, leur confiance trahie, dans un laboratoire où une vie de souffrance intense et de privations continuelles sont le lot de leur quotidien où leurs seules perspectives sont l’agonie et la mort.

Il n'y a PAS de comparaison possible entre leur mise à mort dans les refuges ou les fourrières et 
les expérimentations en laboratoire qui sont gages de douleur et souffrance. C'est un sort CRUEL pour nos compagnos à quatre pattes de finir ainsi dans les labos aux fins d'expérimentation.


Souffrance et morts injustifiables

Dans son livre Hurlements, Marcel Duquette parle du chercheur canadien d'origine autrichienne des laboratoires de l'Université de Montréal, le Dr Hans Selye subventionné pour ses travaux sur le stress. On peut y lire:

« Lui et ses assistants ont imposé à un nombre incalculable d'animaux - lapins, chiens, chats, souris hamster et autres, mais surtout des rats - brûlures, chocs électriques, privations prolongées de sommeil et de nouriture, intoxications, noyades, expositions à la chaleur et au froid excessifs, ablation des glandes et organes... Il leur écrasait la queue, les testicules, leur fracturait les pattes; les faisaient nager jusqu'à épuisement; leur imposait des bruits aigus et stridents si forts que le pavillon de l'oreille se contractait et qu'ils devenaient complètement sourds. Et j,en passe. Après les animaux étaient tués pour analyse des conséquences.» (p.282 du livre) (le cas Selye)


Toujours dans son livre, Marcel Duquette affirme:

« Je suis radicalement contre la vivisection. À mes yeux, cette pratique est inacceptable, c’est de l’agression. Une souffrance est une souffrance et flamber un chien, c’est flamber un chien, quelles que soient les connaissances qu’on en retire » (4).

L’être humain, même s’il est un «homme de science », n’a pas un droit de propriété, ni un droit de disposition absolue sur les animaux et ceux-ci ne peuvent être considérés comme de simples objets. Les animaux, comme tout être vivant, ont des droits fondés sur leur capacité de souffrir.

Il existe d'autres avenues non-violentes à la recherche(9).


Ça se passe chez nous!
International Toxicology Research Canada (ITR)

Last Chance for Animals a enquêté pendant quatre mois et filmé, en caméra cachée, dans les locaux d’International Toxicology Research Canada (ITR), à Baie-d’Urfé, dans la région de Montréal.

Dans le reportage 
diffusé à CTV dans le cadre de l'émission W5 le 11 mars 2017, on y voit des gestes brutaux affligés aux animaux.

«Ce qu’on voit dans ces images est absolument horrible et inimaginable. La détresse des animaux se voit immédiatement, c’est complètement inacceptable et abusif», s’insurge Me Alanna Devine, avocate chez la Société pour la prévention de la cruauté animale (SPCA).





 

Lien vers le site Web de Last Chance for Animals
décrivant les abus et les actes de cruauté


Leur rapport d'enquête publié fait état de plusieurs cas de maltraitance animale.

Selon ce rapport commenté par Sayara Thurston, la porte-parole de Last Chance for Animals, les auteurs de cette maltraitance ont bafoué les lois québécoises et canadiennes sur le bien-être et la sécurité des animaux, tout comme la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune.

Plusieurs groupes d’animaux auraient ainsi été maltraités, dont des chiens, des chats, des singes et des souris.

Voici quelques-uns des supplices qu’auraient subis ces animaux :

  • jetés, frappés, suspendus par les oreilles ou les membres;
  • soumis à des procédures douloureuses et angoissantes à la vue d’autres animaux;
  • retenus dans des espèces de cages pendant plus de neuf mois, sans possibilité d’exercice et de socialisation avec les humains ou d’autres animaux;
  • tués par la suite;
  • confinés sans literie appropriée ou une zone sèche et plate pour se reposer.
  • exposés à de forts bruits et à des niveaux nocifs de gaz avec pour conséquence l’accumulation d’urine et de matières fécales derrière les cages;
  • suffocation jusqu’à la mort.
Décrivant le cas particulier de Grâce, le singe #2502, Last Chance for Animals mentionne qu’elle « souffre du stress d’être enfermée et de la douleur causée par des études comme le gavage, où un tube est enfoncé dans sa gorge et les produits chimiques poussés dans son estomac. Et qu’elle présentait des comportements stéréotypiques sévères la plupart des fois où elle était observée et une grande plaque sans poils. Ce qui est attribué par des spécialistes au stress ».

Entrevue è Radio-Canada International  avec Sayara Thurston, la porte-parole de Last Chance for Animals


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1 CANADIAN PRESS. Quebec companies supply stray pets for research in U.S. Toronto Globe and Mail 1985 July 31.

2 DUQUETTE, Marcel. Quebec's pound animals. Canadian SPCA Animag 1986 Fall: 10-11.
4 DUQUETTE, Marcel. Hurlements. Éd. Michel Quintin, 1989.