saisie à Évain à Rouyn-Noranda le 1er avril 2014





59 chiots et chiens ont été saisis par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue.

Parmi eux, nous retrouvons une variété de chiens croisés de grandeur moyenne, notamment des croisés labrador et golden retriever. La Humane Society International/Canada (HSI/Canada) s'est jointe au MAPAQ pour participer à cette saisie.




Selon 
Ewa Demianowicz, responsable de campagne pour la Humane Society:

 « Les animaux présentaient une extrême maigreur, ils étaient gardés à l’extérieur sans abri approprié et plusieurs avaient une fourrure mal entretenue et très sale »  

Une fois évacués, les chiens furent emmenés dans un refuge d'urgence. Ils reçurent un examen vétérinaire ainsi que des soins prodigués par le personnel du refuge et des bénévoles.

Vidéo de la saisie par la Human Sociéty Canada                                       
Images vidéo de la saisie par la Therry de Noncourt                                     





Fil de presse

Le 1er avril 2014
Communiqué de HSI Canada

Des dizaines de chiots et de chiens ont été saisis en Abitibi-Témiscamingue


Journal de Montréal
Soixantaine de chiens saisis en Abitibi-Témiscamingue



La frontière
Chenil démantelée

Courrier de Portneuf
60 chiens mal en point secourus à Évain

TVA nouvelles
Saisie d'une soixantaine de chiens à Rouyn-Noranda

Radio-Canada
59 chiens négligés saisis à Évain




contrevenant à la
Loi sur la protection sanitaire des animaux
P-42

Michel Deschamps  et Christiane Sauvé
95, avenue Lafontaine
Rouyn-Noranda


Condamnation

Pour des infractions constatées le 1et avril 2014, les exploitants ont été condamnés le 9 juillet 2015.

  1. Étant gardien d'animaux, ne s'est pas assure que leur cage, enclos, parc, niche ou abri en tenant lieu, ainsi que leur environnement immédiat soient exempts de tout produit, objet ou matière susceptible de nuire à leur sécurité.
    Amende : 600$
  2. Étant gardien d'animaux, a compromis leur sécurité ou leur bien-être en ne s'assurant pas qu'ils aient accès a de la nourriture en quantité et en qualité compatibles avec leurs impératifs biologiques.
    Amende : 600$

Total des amendes : 1200$



Condamnation pour Christiane Sauvé


Pour une infraction constatée le 26 août 2013, l’exploitant a été reconnu coupable le 9 juillet 2015.

Infraction :

  1. Étant gardien d'un animal, ne s'est pas assure que le bâtiment, la cage, l'enclos, le parc, la niche ou l'abri en tenant lieu, l'environnement immédiat de l'animal, ainsi que les équipements et les accessoires qui s'y trouvent, soient propres et exempts de déchets.
    Amende : 600$

Total des amendes : 600$





















Retranscription de l'article de Stéphane Dussault du Journal de Montréal
publié le 11 0ctobre 2011

Un couple se fait saisir 61 chiens sous-alimentés

Des inspecteurs ont saisi une soixantaine de chiens sous-alimentés dans une résidence de Rouyn-Noranda en plus d’imposer 1800 $ d’amendes à la citoyenne.
«On voulait bien faire. On n’est pas des monstres. Je les aimais moi ces chiens», a lancé en pleurs Christiane Sauvé quand Le Journal l’a appelée hier.

Elle et son conjoint, Michel Deschamps, rescapaient les chiens errants par dizaines, qu’ils gardaient dans leur maison, au sous-sol, attachés en avant, dans un enclos, tout ça dans un quartier résidentiel paisible de banlieue.

Ce n’était vraiment pas un poisson d’avril, le 1er avril 2014, quand les autorités ont confisqué la soixantaine de chiens lors d’une perquisition. On a constaté qu’ils étaient gardés dans des conditions insalubres et que la majorité d’entre eux souffraient de malnutrition, comme en témoignent les photos prises par Amélie Choquette, vétérinaire du ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation (MAPAQ), lors de la visite.

Il a ensuite fallu attendre plus d’un an avant qu’un juge condamne le couple à verser trois amendes de 600 $ pour les mauvais traitements infligés aux bêtes.
Le Journal vient d’obtenir les détails de cette perquisition après avoir fait une demande d’accès à l’information.

36 chiens dans la maison

Quand la vétérinaire est passée, pas moins de 30 chiens se promenaient librement au rez-de-chaussée du bungalow de l’avenue Lafontaine, en plus des six au sous-sol, quatre attachés devant la maison, deux dans un enclos délabré sur le côté de la résidence et 19 dans un autre enclos derrière.

«Il n’y en avait que trois qui avaient un problème d’alimentation», a d’abord assuré Mme Sauvé au Journal.

Puis, quand nous lui avons lu des extraits du rapport, qui mentionnait que, «à quelques exceptions près, tous les chiens trouvés étaient maigres» et qu’«aucune nourriture ni eau n’était disposée de façon à être accessible aux animaux», Madame Sauvé a éclaté en sanglots.

«Je ne peux pas croire qu’Amélie a écrit ça», a-t-elle dit.

Deux vétérinaires ont confirmé la sous-alimentation des bêtes, qui avaient en moyenne gagné plus de 30 % de leur poids après deux mois.

Pas nouveau

La vétérinaire du MAPAQ était passée régulièrement chez Christiane Sauvé ces dernières années pour s’enquérir de l’état des chiens.

«J’ai dû conclure à une dégradation de l’état général des animaux et des lieux lors de ma dernière visite», écrit la vétérinaire. En fait, elle était passée à cinq reprises dans les sept derniers mois. Mais rien ne lui avait valu une intervention aussi musclée.

«Je voulais m’en séparer, comme me le suggérait Amélie, mais j’ai été trop sélective. J’aurais dû les donner plus vite», explique Christiane Sauvé au Journal.

Le couple était suivi par les autorités depuis le mois de mai 2013, quand une plainte pour mauvais traitement a été jugée fondée. Après avoir saisi les 61 chiens, le MAPAQ a accepté d’en redonner quatre au couple. Un jugement de la Cour du Québec les oblige toutefois à ne pas en garder davantage.

EXTRAITS DU RAPPORT D’INSPECTION

«À quelques exceptions près, tous les chiens ont été trouvés maigres.»
 
«Malgré une fourrure plus dense, il était possible chez plusieurs de distinguer facilement les côtes et les os du bassin.»
 
«À compter de 11 h, une équipe dirigée par Dre Julie Nolin [MAPAQ] et formée par Dre Sandrine Pelletier [vétérinaire], 2 employés de la SPCA de Val-d’Or et 8 employés de l’organisme Humane Society International ont procédé à la capture, l’identification et l’évaluation des chiens.»
 
«Une fois les animaux soumis à un programme de réalimentation pendant environ deux mois, un gain de poids moyen de 30,61 % [a été constaté].»