Le
Québec classé meilleure province
pour maltraiter un animal.
Et NOUS dans tout ça?
Les chiens et
les chats font partie de nos vies et de notre quotidien depuis
toujours. Pitou et Minou sont devenus de si fidèles compagnons qu’on
les appelle maintenant des animaux de compagnie. Ces animaux que nous
avons domestiqués font partie de notre société et nous avons une
responsabilité collective de nous en préoccuper.
Il
y a bien sûr des milliers de personnes qui s’occupent merveilleusement
bien de leurs animaux mais ce n’est malheureusement pas la majorité. La
réalité nous dresse un portrait peu flatteur de ce qui fait du Québec
une société distincte en matière de traitement des animaux.
Les
dernières années auront particulièrement été désolantes et troublantes
en ce qui concerne le bien-être animal… Outre ce classement peu
enviable, les images insupportables diffusées lors des reportages sur
les usines à chiots en novembre 2008 et sur le Berger blanc en avril
2011 ont frappé de plein fouet l’imaginaire collectif. Que dire
également de l'indignation provoquée par la saisie record de 527 chiens
en
Outaouais en septembre 2011…
Bien
que le Québec soit reconnu pour son patrimoine historique et culturel
unique et fascinant, un peu partout sur le Web, on nous rappelle et on
nous martèle cette caractéristique qui fait du Québec le havre par
excellence de la maltraitance animale.
Il est facile de tomber
dans le piège et d’accuser de tous les maux:
- le
gouvernement et son laxisme par ses législations archaïques,
inexistantes ou non-appliquées;
- les
vétérinaires et leurs frais exorbitants;
- les
animaleries qui servent de fournisseurs aux usines à chiots et à
chatons;
- les
fourrières qui sont devenues des mouroirs subventionnés pour animaux
abandonnés ou perdus, etc.
Certes,
ils font également partie du problème mais les premiers responsables à
blâmer de cette situation désastreuse sont les Québécoises et les
Québécois.
NOUS
dans
tout ça?
2011.
Le scandale de Paws R Us en Outaouais et le scandale du Berger Blanc à
Montréal. L’un est en amont de l’industrie des animaux de compagnie,
l’autre est en aval. Des naissances à la chaîne pour l’un, et des mises
à mort à la chaîne pour l’autre. Environ 400 000 bêtes produites
annuellement par les usines à chiots et autres et, à l’autre bout du
processus, 400 000 mises à mort pratiquées par les fourrières et
refuges annuellement. Au Québec, on estime que 350 000 chats sont tués
chaque année.
400 000 naissances.
400 000 morts (500 000
abandons dont 80 % sont tués).

Production
et élimination. L’industrie.
Maudite industrie. On
accuse l’industrie.
On blâme l’industrie. Mais on a une sérieuse tendance au Québec à
oublier que ceux qui encouragent cette industrie, c’est NOUS. Oui, le
scandale au Québec est quotidien et il nous appartient. À NOUS, les
citoyens et les citoyennes.Ce scandale est d’ailleurs clairement et
facilement identifiable. Les petites annonces, section animaux. Kijiji
: environ 7 000 annonces. Les Pacs : environ 3 500 annonces. Éleveurs
improvisés, usines à chiots et chatons, don et vente des petits de nos
animaux qu’on a négligé de faire stériliser.
Abandons.
Abandons.
Abandons.
Nous sommes également une société distincte en rapport à nos
comportements envers les animaux. Les chiffres effarents des abandons
et de leur mise à mort le confirment.

Source: Vie de TSA, Magazine de l'ATSAQ, septembre
2011

Animaux
perdus/trouvés
non
identifiés.
Surpopulation.
Allez
voir et vous saisirez assez facilement l’ampleur du problème, l’ampleur
de l’irresponsabilité des Québécois et des Québécoises.
Mais on ne veut pas savoir.
Pas voir.
On sait, mais on s’en
fout.
On sait, mais on ne
s’inclut pas dans le problème.
Et pourtant…
NOUS sommes le
problème. Pas juste l'industrie
Pas
de clients, pas d’industrie!
Mais des clients, il y en a plein. NOUS.
En
amont, des achats impulsifs, non réfléchis et non planifiés dans les
animaleries et les petites annonces (dont les usines sont les
fournisseurs).
En
aval, des abandons à la pelle en refuge et en fourrière lorsque les
animaux ne sont pas lâchement abandonnés dans la nature, laissés à
eux-mêmes.
On
estime à 1 700 000 chats errants au Québec seulement! On achète, on
abandonne, on jette comme on se débarrasse de notre vieille paire de
chaussettes. Et on n’adopte pas. On encourage l’industrie et on laisse
notre animal à la charge de la société quand on n’en veut plus (en
moyenne après 19 mois). Et ceux qui dirigent notre société s’en
remettent bien souvent à l’industrie avec les 77 fourrières à but
lucratif sous contrat sur le territoire québécois (dernier chiffre
disponible au MAPAQ, 2005). Toujours l’industrie. Maudite industrie.
Saloperie d’industrie avec tous ses clients… NOUS.
Tant
que nous continuerons comme ça, l’industrie fleurira et fera fortune
sur le dos des animaux de compagnie avec notre bénédiction et notre
complicité.C’est à NOUS de changer nos comportements et l’industrie
suivra.
Cessons
de nous en remettre uniquement au Gouvernement. Certes, nous avons
besoin de législations qui ont du mordant. Cependant, la solution à
long terme repose sur des solutions inter-reliées.
- stérilisation,
- éducation,
- législation
et réglementation responsabilisant le gardien envers son animal.
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